dimanche , 23 septembre 2018
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Des bouchers de tout le sud

A__d_1.jpg(La dépêche)- Jour de fête, hier, pour toute la communauté musulmane aveyronnaise qui célébrait, comme partout en France, l’Aïd el-Kébir. Les fidèles ont commencé par se rassembler à la Mosquée de Rodez pour des prières avant de prendre le chemin de l’abattoir, sur la zone d’Arsac, pour récupérer leur agneau, acheté au préalable sur pied. Il y avait là non seulement les familles mais aussi des bouchers venus de Montpellier et de Marseille afin de satisfaire la nombreuse communauté des bords de la Méditerranée.

L’Aïd el-Kébir est la plus grande fête de l’Islam. Pour la célébrer, les adultes prennent un jour de congé et les enfants ne vont pas à l’école. Ils consomment à midi les abats du mouton et la bête est ensuite découpée pour être distribuée entre tous les membres de ces familles très nombreuses. Le soir, cela donne lieu à des repas festifs dans un esprit de solidarité, de partage, de joie et de fraternité.

En Aveyron, Mustapha Ben Mokhtar, chef de file de la communauté ruthénoise, souligne « la bonne conjugaison entre les préceptes de la religion et le respect des lois de la République. « La préfecture et la direction de l’abattoir nous facilitent grandement cette célébration ». Sous un contrôle sanitaire strict et dans des règles d’hygiène optimales, « cette année de façon encore plus exacerbée en raison de cas de fièvre catarrhale dans certaines zones », sacrificateurs et employés de l’abattoir positionnent la bête sur son flan gauche avant de l’orienter en direction de La Mecque. L’agneau est placé dans un piège à contention afin de lui éviter tout stress et le couteau ne doit pas trembler pour trancher d’un coup jugulaire et carotide.

Le mois de décembre marque la proximité des deux religions monothéistes, avec l’Aïd el -Kébir et Noël. La première est la fête du sacrifice (lire encadré) mais des cadeaux peuvent être donnés aux enfants comme lors de Noël qui, pour les catholiques, célèbre la nativité de Jésus-Christ considéré par les musulmans comme le Messie.

« Nous entretenons un lien direct avec Dieu alors nous ne célébrons aucune naissance pas même celle du prophète Mahomet », rappelle Mustapha Ben Mokhtar.

Source: La Dépêche.fr

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