lundi , 20 novembre 2017
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FRance / Explosifs au Printemps: le gouvernement semble écarter une piste islamiste

Paris (AFP) – Le gouvernement semblait écarter mercredi une piste islamiste après la découverte la veille d’explosifs dans le magasin parisien Le Printemps, tout en prenant des dispositions pour renforcer la sécurité à Paris et dans les grandes villes de province.

Le grand magasin Le Printemps a renforcé ses effectifs de sécurité, en uniforme et en civil, et mis en place un contrôle systématique des sacs au lendemain de la découverte d’explosifs, a indiqué mercredi à l’AFP une porte-parole du groupe.

« La piste islamiste » n’est « pas la piste première », a affirmé sur RTL le ministre de la défense Hervé Morin.

Mardi, cinq bâtons de dynamite – environ 500g- sans dispositif de mise à feu ont été découverts dans les toilettes du Printemps-Haussmann à l’endroit indiqué dans une lettre de revendication reçue le matin même à l’AFP et signée du « Front Révolutionnaire Afghan (FRA) », un groupe inconnu des services de renseignements français.

Dans cette lettre, le FRA réclame le départ des troupes françaises d’Afghanistan avant « fin février 2009 ».

Une semaine auparavant, un correspondant anonyme avait joint par téléphone l’AFP en affirmant qu’il y avait une « bombe » dans le même grand magasin parisien.

Pour M. Morin, « la phraséologie, la dialectique (de la revendication) n’est pas la dialectique des mouvements terroristes islamistes ».

« Le mot +révolutionnaire+ figurant dans le nom du groupe, le mot +capitaliste+ pour désigner les magasins, l’absence de référence à l’islam, au djihad, font qu’en effet la piste islamiste, en tant que telle, n’est pas la piste première », a-t-il expliqué.

Il a ajouté, toutefois, qu’il ne fallait « rien négliger par nature » et être « vigilants, déterminés ».

La veille, le président Nicolas Sarkozy avait appelé à « la vigilance » et la « fermeté » face au terrorisme, tandis que le Premier ministre François Fillon avait affirmé que « la menace terroriste sur la France (était) forte ».

Mardi, la ministre de l’Intérieur Michèle Alliot-Marie,avait émis des doutes sur les auteurs de la revendication, en demandant de « se méfier des indications (…) qui pourraient orienter les enquêteurs vers de fausses pistes ».

Un ancien juge anti-terroriste avait également relevé auprès de l’AFP que « les éléments de revendication ne correspond(aient) pas aux revendications habituelles des groupes islamistes ».

Mercredi en fin de matinée, Mme Alliot-Marie a prévu de réunir l’ensemble des acteurs concernés par la gestion des menaces terroristes, afin de renforcer les dispositifs de sécurisation mis en place pendant la période des fêtes de fin d’année.

Sont conviés à cette réunion, place Beauvau, les directeurs généraux de la police et de la gendarmerie, le préfet de police de Paris, les responsables des services de renseignements, des représentants de la RATP, de la SNCF, des Aéroports de Paris et des grands magasins.

Depuis les attentats de Londres du 7 juillet 2005, la France est sous plan Vigipirate « rouge », le niveau juste en dessous du seuil d’alerte maximale « écarlate ». Ce plan est destiné à prévenir les attentats, et prévoit notamment comme actuellement la présence de militaires dans les gares, les aéroports, et aux abords des lieux touristiques.

La section antiterroriste du parquet de Paris et celle de la Brigade criminelle ont été saisies.

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