mardi , 17 octobre 2017
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Tunisie: l’ex-président du parti islamiste Ennahdha renvoyé en prison

Nahda_1.jpgTUNIS (AFP) -L’ex-président du mouvement islamiste tunisien interdit Ennahdha (Renaissance) Sadok Chourou, libéré début novembre après 18 ans de prison, a été arrêté de nouveau et inculpé de « maintien d’une association illégale », a-t-on appris samedi de sources concordantes.

Selon une source dans son entourage, Sadok Chourou, 61 ans, a été interpellé mercredi après s’être vu signifier l’interdiction d’organiser « une réception » à son domicile à Mornag (30 km au sud de Tunis) après sa libération.

M. Chourou a ensuite comparu samedi devant la Chambre correctionnelle du Tribunal de première instance de Tunis, qui l’a inculpé de « maintien d’une association illégale », selon une source judiciaire.

Il s’est vu reprocher des contacts, depuis sa libération conditionnelle le 5 novembre, avec ses partisans dans le but de faire relancer son mouvement interdit, a-t-on ajouté de même source.

M. Chourou a été assisté par « des dizaines d’avocats constitués » qui ont demandé la libération provisoire de leur client et le renvoi de l’affaire, selon sa défense.

Mais le tribunal a décidé son maintien en détention préventive et fixé une nouvelle audience le 13 décembre, a-t-on précisé de source judicaire.

Selon la source dans son entourage, Sadok Chourou aurait envisagé une demande de légalisation de son mouvement dans un entretien diffusé par Al-Hiwar, un chaîne d’opposition émettant depuis l’Italie.

M. Chourou avait pris la tête d’Ennahdha après l’exil volontaire de son chef Rached Ghannouchi en 1988, avant d’être condamné à la réclusion à perpétuité en 1991 lors des procès suivant le démantèlement du mouvement.

Pour les autorités, Ennahdha est « une organisation extrémiste interdite qui prône l’atteinte aux biens et aux personnes pour réaliser ses objectifs ».

Ce parti avait été accusé de complot visant à renverser le régime.

Universitaire ayant enseigné à l’Académie militaire, Sadok Chourou sera rejugé selon l’article 30 du code des associations qui punit « la participation, le maintien et la restructuration d’organisations non agréées par les autorités », a-t-on ajouté de source judiciaire.

Il a purgé dix-huit ans de prison avant d’être libéré le 5 novembre, à la veille du 21e anniversaire de l’arrivée au pouvoir du président tunisien Zine El Abidine Ben Ali, le 7 novembre 1987.

Les 21 opposants islamistes qui avaient alors bénéficié d’une libération conditionnelle composaient le dernier groupe de détenus parmi les membres et dirigeants d’Ennahdha, des centaines d’autres ayant été graciés par vagues depuis 2004.

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