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France: l’imam de la principale mosquée de Meaux mis en examen pour escroquerie

meaux_1.jpgMEAUX (Seine-et-Marne) (AFP) –L’imam de la mosquée Al Badr de Meaux (Seine-et-Marne) a été mis en examen mardi pour « célébration habituelle de mariage religieux avant la cérémonie civile » et pour escroquerie aux Assedic, et placé sous contrôle judiciaire, a-t-on appris de source judiciaire.

Une information judiciaire a été ouverte ce même jour.

L’imam, Nourdine Mamoun, 33 ans, de nationalité française, s’est vu interdire de « rencontrer les maris, les témoins » des mariages en cause, et de sortir du territoire.

Il est soupçonné d’avoir célébré huit mariages illégaux, de janvier 2006 à décembre 2007, et d’avoir perçu indûment des Assedic une allocation mensuelle de 930 euros par mois, d’août 2007 à aujourd’hui.

Licencié par l’Association islamique de Meaux, qui gère la mosquée, il aurait en effet « continué ses actes d’imam en touchant des Assedic », selon la source judiciaire.

Le président de l’association, Nabil Jarboui, a été entendu sans être ni placé en garde à vue ni mis en examen.

Environ quatre-vingt musulmans ont manifesté mardi à Meaux pour affirmer leur soutien à leur chef religieux, et réclamer un « lieu de culte digne de ce nom », a rapporté une source policière. La mosquée Al Badr, principale lieu de culte musulman de la ville, accueille aujourd’hui plus d’un millier de fidèles dans un hangar.

Selon la source judiciaire, M. Mamoun aurait expliqué à propos des mariages qu’il s’agissait en fait de « célébrations de fiançailles ».

En ce qui concerne l’escroquerie, son avocat Me Henri Gerphagnon a indiqué que M. Mamoun n’avait « plus de contrat de travail » et qu’il assurait bénévolement depuis quelques mois « un service religieux minimum », en échange desquels il a reçu des « dons des fidèles ».

L’avocat, qui est aussi conseiller municipal d’opposition à Meaux, a dénoncé les « tracasseries invraisemblables » et la « surveillance disproportionnée » dont ses clients font l’objet depuis fin 2006, et dont les dirigeants d’une autre association, l’Association des musulmans de Meaux, seraient les « artisans ».

L’Association des musulmans de Meaux a déposé plainte fin 2006 contre l’Association islamique pour « détournement de fonds », des accusations qui n’ont pas été « étayées » par l’enquête selon la source judiciaire.

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