mardi , 17 octobre 2017
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Dialogue interreligieux à l’ONU: appel à la tolérance entre cultures

croix_croissant_2.jpgNEW YORK (Nations unies) (AFP) –Une conférence sur le dialogue interreligieux au service de la paix s’est achevée jeudi à l’ONU sur une déclaration affirmant l’attachement des participants à la promotion du dialogue et de la tolérance et au respect des différentes cultures et religions.

Les participants ont « souligné l’importance de la promotion du dialogue, de la compréhension et de la tolérance entre êtres humains, ainsi que du respect de leurs diverses croyances, religions et cultures », dans une déclaration lue à la presse par le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon.

Ils ont également « affirmé leur rejet de l’utilisation de la religion pour justifier des meurtres d’innocents et des actes de terrorisme, de violence et de coercition, en contradiction directe avec l’adhésion de toutes les religions à la paix, la justice et l’égalité ».

Cette déclaration constitue le document final de cette conférence, qui a réuni pendant deux jours devant l’Assemblée générale de l’ONU des représentants de quatre-vingts pays dont 20 chefs d’Etat ou de gouvernement, à l’initiative du roi Abdallah d’Arabie saoudite.

Il ne s’agit pas d’une « déclaration de l’Assemblée générale », où siègent les 192 Etats membres de l’ONU. De nombreux Etats, notamment occidentaux, s’étaient opposés à l’adoption d’un tel texte, et à plus forte raison d’une résolution, au nom de la séparation entre le politique et le religieux, selon des diplomates.

Dans une conférence de presse en compagnie du prince Saoud al-Faycal, ministre saoudien des affaires étrangères, M. Ban a affirmé que par cette déclaration, « un message fort » avait été envoyé au monde.

Interrogé pour savoir si le royaume saoudien, monarchie ultraconservatrice guidée par le wahhabisme, doctrine rigoriste de l’islam, et qui interdit toute autre religion, allait devenir plus tolérant, le prince Saoud a répondu que les critiques de son pays avaient tort de dire « ou bien vous vous transformez en quelque chose que vous n’êtes pas, ou bien rien n’est possible ».

A la place, a-t-il dit, les cultures différentes doivent d’abord se trouver « des valeurs communnes », ce qui « ouvrira les coeurs et les esprits pour de futurs progrès ».

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