mercredi , 17 janvier 2018
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Journée des droits de l’homme: la Déclaration universelle toujours bafouée

Pakistan_libert___1.jpgGENÈVE (AFP) –Des militants des droits de l’homme, souvent pourchassés dans leur pays, ont célébré lundi la Journée mondiale des droits de l’homme, le jour anniversaire de la ratification de la Déclaration universelle, un texte adopté il y a près de 60 ans et toujours bafoué.

« Les libertés fondamentales énoncées par la Déclaration universelle des droits de l’homme ne sont toujours pas une réalité pour tous », a déploré le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon, à un an du 60ème anniversaire de la Déclaration universelle, adoptée le 10 décembre 1948 par l’Assemblée générale de l’ONU.

M. Ban a lancé une campagne de promotion des idéaux « de justice et d’égalité pour tous », avec un message vidéo transmis au Conseil des droits de l’homme réuni en session plénière à Genève.

A Paris, la visite officielle du leader libyen Mouammar Kadhafi a soulevé une vive polémique et des critiques au sein même du gouvernement.

« Le colonel Kadhafi doit comprendre que notre pays n’est pas un paillasson, sur lequel un dirigeant, terroriste ou non, peut venir s’essuyer les pieds du sang de ses forfaits », a déclaré la secrétaire d’Etat française aux droits de l’homme Rama Yade.

Le président français Nicolas Sarkozy a affirmé avoir demandé au numéro un libyen de « progresser sur le chemin des droits de l’Homme ».

Aux Etats-Unis, tandis que la secrétaire d’Etat Condoleezza Rice s’apprêtait à décerner le Prix des défenseurs des droits de l’homme, la Maison Blanche a donné pour consigne de garder le silence sur la destruction de vidéos compromettantes qui illustreraient des méthodes d’interrogatoire de la CIA risquant d’être assimilées à de la torture.

En Afrique, des militantes congolaises ont lancé un appel vibrant à la Cour pénale internationale de La Haye pour qu’elle s’attaque aux auteurs de crimes sexuels dans l’est de la République démocratique du Congo.

« Je ne peux accepter qu’une culture, une religion ou une tradition supplante le principe fondamental que tous les êtres humains sont nés égaux », a averti de son côté Louise Arbour, Haut commissaire de l’ONU pour les droits de l’homme.

« Nous avons un égal appétit pour la sécurité et pour la liberté: nous ne sommes pas prêts à renoncer à toutes nos libertés sous prétexte d’assurer complètement notre sécurité », a-t-elle déclaré à la presse.

Dimanche à Cuba, une cinquantaine d’épouses de prisonniers politiques s’étaient rassemblées devant le Parlement à La Havane. Quatre opposants ont été interpellés à l’issue de la manifestation et dix Espagnoles, membres d’un parti nationaliste catalan, étaient encore retenues lundi à La Havane pour avoir participé à la manifestation.

Les ONG accusent toutes les parties au conflit –de l’armée régulière aux milices hutues Interahamwe– de les pratiquer comme une « tactique de guerre » destinée à « intimider l’ennemi par le viol systématique des femmes, de 3 mois à 90 ans ».

Le Conseil des droits de l’homme des Nations unies doit faire le point mardi sur la situation en Birmanie mais l’ONU « perd vraiment patience » face à la mauvaise volonté du régime militaire qui n’a engagé aucune réforme démocratique, a averti M. Ban, en tournée en Asie.

Cinq représentants de l’organisation de défense de la presse Reporters sans frontières (RSF), interdits d’entrée en Chine continentale, ont manifesté à Hong Kong en déployant une banderole représentant les anneaux olympiques sous forme de menottes, à huit mois des Jeux Olympiques de Pékin.

Réunis en congrès à Moscou, les défenseurs russes des droits de l’Homme ont dénoncé une « détérioration de la situation » depuis l’arrivée de Vladimir Poutine au pouvoir, il y a huit ans.

Plus d’une centaine de cas de violations des droits des défenseurs des droits de l’Homme ont été recensés par l’OSCE entre avril 2006 et avril 2007 dans les 56 pays de l’organisation, selon un rapport qui épingle notamment l’Ouzbékistan, la Russie et le Kirghizstan.

Au Cachemire indien, une trentaine de manifestants ont été arrêtés alors qu’ils dénonçaient des violations présumées des droits de l’homme.

La Ligue syrienne de défense des droits de l’homme (LSDDH) a réclamé la libération des prisonniers politiques, en dénonçant le fait que la loi d’urgence est en vigueur dans le pays depuis plus de 40 ans.

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