vendredi , 18 janvier 2019
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Agression de trois lycéens à Paris: enquête en cours

Lyc__e_1.jpg(AFP)- Le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire après l’agression jeudi de trois jeunes Français, dont deux d’origine maghrébine, à la sortie du lycée Janson-de-Sailly (XVIe arrondissement), a-t-on appris mardi de source judiciaire.

Deux lycéens d’origine maghrébine et l’ami de l’un d’entre eux, présents devant le lycée, ont été agressés lors d’une distribution de tracts et légèrement blessés, selon cette source et un membre de la famille d’un des élèves.

Selon l’association d’Aide aux victimes des injustices (AVI), ces jeunes « ont été victimes d’une agression raciste » jeudi vers 16H30 « par sept militants de la LDJ » (Ligue de Défense Juive) qui distribuaient des tracts.

Plusieurs plaintes ont été déposées à l’issue de cette agression, a-t-on ajouté de source judiciaire.

Le Conseil Français du Culte Musulman (CFCM) a condamné « avec force » cette « agression raciste », rendue « tardivement publique », en demandant que les plaintes déposées fassent l’objet « d’une attention particulière ».

Un porte-parole de la LDJ, Yair Cohen, a « démenti avec la plus grande fermeté », auprès de l’AFP, que cette agression ait été commise par des militants de la ligue. « Nous condamnons avec la plus grande fermeté cette agression (…) et on rappelle que si des jeunes ou moins jeunes voulaient importer (en France) le conflit actuel entre Israël et Gaza, ils trouveraient la ligue en travers de leur chemin », a-t-il ajouté.

Le parquet a « ouvert immédiatement une enquête préliminaire qui est en cours mais n’a pour l’instant rien donné », a-t-on poursuivi de source judiciaire.

Selon le rectorat, le lycée a porté plainte pour « tentative d’intrusion ».

L’AVI, présidée par Rachid Nekkaz, a précisé que les victimes étaient Sami, 15 ans, et Moez, 17 ans.

Le troisième, un ami de Moez présent à porte du lycée, a affirmé à l’AFP avoir été agressé pour avoir simplement « refusé le tract » qui lui était tendu.

M. Cohen a assuré que la LDJ ne distribuait « pas de tracts à la sortie des lycées », mais devant les « universités ». Il a émis l’hypothèse que « des jeunes sympathisants aient retrouvé des tracts à la fin des manifestations pro-israéliennes tenues à Paris et pris l’initiative de vouloir faire ça devant ce lycée ».

Le CFCM a « déploré profondément que cet acte (…) n’ait pas été condamné » explicitement par les autorités.

M. Nekkaz s’est insurgé aussi contre « une inégalité de traitement marquante selon qu’on a affaire à des agressions contre des personnes d’origine maghrébine ou des juifs ».

« Les agissements antisémites, et nous les condamnons fermement, sont immédiatement dénoncés publiquement par les autorités. Or, ce n’est pas le cas lorsqu’il s’agit de maghrébins », a affirmé à l’AFP M. Nekkaz, selon qui, malgré « cinq fax adressés lundi au ministère de l’Intérieur et des contacts téléphoniques avec le cabinet de la ministre » il n’a pu obtenir « la moindre condamnation publique des faits révélés qui remontent à cinq jours ».

L’Intérieur a précisé que M. Nekkaz s’était entretenu « longuement au téléphone » lundi soir « avec un membre du cabinet » de Michèle Alliot-Marie.

On a ajouté que celle-ci avait « dénoncé ces dernières heures » les actes à caractère antisémite ou racistes, « sans tous les citer » mais « en ayant à l’esprit » les faits dénoncés par M. Nekkaz.

Samy Ghozlan (Bureau national de vigilance contre l’antisemitisme) a condamné « fermement l’agression », à l’instar du Crif qui a souligné avoir « toujours dénoncé la violence et le racisme d’où qu’ils viennent ».

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